VILLENEUVE ET CIRCULATION RD7 - RD1006

Lundi 10 décembre 2007
Dans l’élaboration du SCOT et ce jusqu’à la fin de l’année 2004, je suis resté très vigilant sur les projets d’urbanisation des secteurs de Villeneuve et de Jacob Bellecombette, sans remettre en cause le nécessaire besoin en logement qui doit être apprécié par ces seules communes et métropole Savoie, mais essentiellement sur les problématiques de circulation que ces constructions pouvaient engendrer sur un étranglement actuel au niveau de Cognin et à hauteur de la RD7 sur Jacob-Bellecombette.
 
Ceci était d’autant plus alarmant, que l’une des sorties du quartier de Villeneuve allait se situer au niveau du rond point des pyramides à Cognin accentuant la problématique d’un engorgement sur ce secteur.
 
Des études on montré une stagnation voire une diminution de la circulation jusqu’alors, mais ces études n’intègrent pas l’évitement réalisé par certains usagers au vu des ralentissements qui peuvent s’opérer par le bourg de Cognin. Ainsi, les habitants de St Sulpice passent pour partie plus par la Motte-Servolex alors qu’avant ils passaient par Cognin. En ce qui concerne Vimines les gens peuvent passer par Saint-Cassin, Jacob (RD7) puis Chambéry ainsi que par le chemin de Foray qui passe devant le cimetière de Cognin et qui rejoint la Digue.
 
Tout le monde sait que ces évitements ne durent qu’un certain temps, puisque les solutions ne sont pas dé multipliables à souhait, et c’est pour cela qu’il convient d’être très prudent et d’étudier avec sérieux des solutions de circulation sur la RD1006 et RD7, mais quand on dit circulation il est aussi bien accepter d’étudier toutes formes de mode doux, vélo, piétons ainsi que le transport en commun en plus des voiries pour les véhicules routiers.
 
Ceci se confirme puisque la commission d’enquête du SCOT disait notamment « la commission a mis en regard la nécessité de prévoir et d’organiser cette évolution sur ce secteur fortement contestée par le public, à savoir le pôle préférentiel de Villeneuve à Cognin et de Jacob où sont prévus respectivement 1500 logements sur 50 ha et 800 logements sur 25 ha dans un site de grande qualité où il n’y a que le lac en toile de fond. Outre la forte densité la commission nous permet de dire que les remarques de Chambéry métropole et de la ville de Chambéry face à un engorgement prévisible de circulation dans le secteur du biollay et de l’avenue de Lyon rejoignant le site du parc naturel de Chartreuse dont la fréquentation touristique induit des nuisances supplémentaires avec engorgement au niveau des points d’étranglement routiers à l’approche des agglomérations de la région urbaine : Jacob-Bellecombette, Cognin… »
 
Ainsi, le conseil municipal de Vimines a délibéré le 19 octobre 2004 et a reçu un soutien du Conseil général en date du 21 février 2005 ainsi que de Jacob-Bellecombette, St Cassin, Montagnole et St Sulpice, sauf …Cognin. Le Conseil général partageait tout à fait mes craintes et s’est proposé à participer financièrement aux études si la ville Cognin était favorable. Le Conseil général a également indiqué que cette étude devait être menée à un niveau intercommunal mais, à ce jour, une seule réunion a été organisée par Monsieur Jean POLLIER, vice-président à la commission voiries infrastructures, mais aussi sur ma demande. Jusqu’à ce jour, il n’y a toujours pas eu de réunion avec la commune de Cognin et rien n’a pas permis de débattre sur ce sujet.
 
Nous sommes typiquement dans le débat du principe de précaution qui n’induit pas d’effectuer une infrastructure mais au moins de se préserver de l’avenir en effectuant des réserves foncières aussi bien sur la commune de Cognin que sur la commune de Chambéry comme je l’ai déjà indiqué d’une part, mais aussi pour que les populations construisant en limite soient bien conscientes qu’un tel projet existe.
 
Dernièrement j’ai sollicité Chambéry métropole sur la nécessité d’avoir aussi un site propre pour les bus, mais le vice-président chargé des transports m’a indiqué que la commune de Cognin avait refusé la proposition qui leur avait été faite au moment du Plan de Déplacement Urbain pour la création d’un site propre qui passait à hauteur du pont vieux. Tout ceci m’interroge sur la réelle volonté politique d’améliorer les conditions de vie des habitants du canton de Cognin.
 
Quel sera l’intérêt d’un parc relais à Cognin sans site propre jusqu’au centre ville de Chambéry. On peut craindre à terme que ce parking soit essentiellement utilisé pour les visiteurs de Cognin plutôt que pour les utilisateurs de bus.
 
Le 19 octobre 2007, je me suis invité à la réunion de présentation des quatre cabinets d’urbanistes pour l’aménagement du quartier de Villeneuve. Le 26 octobre 2007, l’association « Bien vivre à Cognin » m’avait invité pour débattre du même sujet. De ces deux réunions, j’en ressors un point d’accroche majoritaire qui est la problématique de circulation pouvant être engendrée par le projet.
 
Qu’attends t-on pour faire une étude fine ? Le rapport établi par la DDE donne une idée des améliorations envisageables mais indique : « La présente réflexion n’est pas une étude proprement dite de trafic qui est du ressort d’un bureau d’étude spécialisé ».
 
Je continuerai donc à rester vigilant sur ce dossier et à vous tenir informés au fur et à mesure des avancées ou de nouvelles questions évoquées sur ce sujet.
Par Lionel MITHIEUX
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